Un instant avec … SLAM

Nous vous faisons partager notre interview avec SLAM, le duo écossais qui est venu à Lyon lors de notre 2ème édition de La Nocturne. Et vraiment, du haut de leur presque deux mètres, on peut vous le dire, c’était des chics types. Interview réalisée par The Bankers, un grand merci à eux !

 

Salut Stuart, Ordre, comment allez-vous ?

Salut les gars, on va très bien. Nous sommes heureux et excités d’être là ce soir.

Quand êtes-vous venus à Lyon pour la dernière fois ? Quels souvenirs avez-vous de la ville ?   

Nous ne sommes jamais venus à Lyon avant aujourd’hui je crois. Du moins nous n’avons pas reconnu l’aéroport ahah.

Vous avez fondé Slam en 1988, pensiez-vous à l’époque que vous seriez toujours dans le game 30 ans plus tard ?

Oui carrément ! Ahah non, pas du tout. Nous ne faisions absolument pas de plans à ce moment là. C’était l’époque où la musique de Chicago et Détroit démarrait et on sentait que c’était le début de quelque chose mais nous ne pouvions alors pas imaginer où l’on serait 30 ans plus tard.

Nous avons lancé Soma Records quelques temps après et même si la culture électronique a toujours été futuriste, nous étions simplement en train de vivre au jour le jour. Nous sommes heureux que le label ait bien marché car nous n’avions pas plans de secours à l’époque et ce qui est marrant c’est que nous n’en avons pas plus aujourd’hui.

slam lyon

 

Est-ce que l’Iron Bru est votre secret de longévité ?

Ahah non, ça c’est le secret pour avoir les dents jaunes. Tout le sucre qu’il y a dedans t’aide à te sentir mieux après une grosse gueule de bois mais cela ne marche que 5 min.

Quel était votre objectif lorsque vous avez créé Soma Records ? D’après vous, qu’est-ce qui explique que le label est survécu aussi longtemps et ce malgré la crise du disque et l’apparition du streaming ?

Nous avons rencontré Glenn Gibbons qui est devenu notre producteur et nous avons simplement commencé à acheter du matos grâce à lui. Nous ne savions pas vraiment ce que l’on faisait à l’époque et on s’inspirait beaucoup de nombreuses autres personnes de notre entourage qui passaient des journées entières à faire de la musique dans des studios bricolés par leurs soins. En fait, c’est un peu comme ça qu’on a décidé de monter le label.

Nous avons toujours été indépendants et faire de l’argent n’a jamais été le but, contrairement à beaucoup d’autres labels à l’époque. Je pense que c’est une des raisons pour laquelle nous sommes toujours là aujourd’hui. Tu sais, on a toujours eu une approche très personnelle de la musique et de son environnement donc c’est assez dur d’expliquer cette longévité. On doit également beaucoup à notre manager Dave Clarke (pas le DJ) qui a su être directif avec nous et nous garder sur le bon chemin.

Et puis les musiques qu’on a sorties n’étaient jamais « clichées ». On a toujours porté une très grande importance à la qualité de la musique, en choisissant avec précaution les titres et les artistes qu’on voulait sortir, donc on peut dire qu’on a toujours sorti des méchants morceaux ahah.

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Quelles sont d’après vous les nouveaux défis à relever pour les labels ?

Tout est digital aujourd’hui donc tu peux dorénavant diriger un label avec une très petite équipe, seulement 2 ou 3 personnes. Ce qui est très compliqué par contre, c’est d’arriver à faire le tri dans toute la musique qui sort chaque jour. Cela dit, on dit régulièrement à tout le monde qu’on n’accepte plus de nouveaux artistes sur le label et au final dès qu’on reçoit une méchante démo on ne peut pas s’empêcher de la sortir. C’est le jeu !

Quels sont vos plans pour le reste de l’année ?

Comme on le disait précédemment, nous avons beaucoup de nouveaux artistes qui arrivent sur le label, comme par exemple le très bon Charles Fenckler dont on parlait plus tôt. Et ce qu’il faut savoir c’est que nous avons la chance d’avoir une scène techno très solide à Glasgow donc il est très facile pour nous de sortir des sons. Par exemple, AnD, Gary Beck, Hans Bouffmhyre, Edit Select ou encore Harvey McKay sont tous originaires de Glasgow.

Après, en ce qui concerne SLAM, nous allons avoir une résidence à Ibiza cet été, à Amnesia et Cocoon donc on va être pas mal occupé avec ça.

Est-ce que vous avez un dernier mot ?

Merci pour ces bons moments d’échanges et on espère que vous allez aimer notre set. A très bientôt.

 

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